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OHM TRAIL A AYWAILLE (province de LIEGE) : le trail « le plus dur de Belgique » ? C'était dimanche 7 juin 2015

OHM TRAIL A AYWAILLE (province de LIEGE) : le trail « le plus dur de Belgique » ? C'était dimanche 7 juin 2015

 

 

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Sur proposition de 2ni, un coureur fada des courses belges et des bières belges (les deux sont quoiqu'il en soit indissociables!), je me joins à lui pour accomplir le trail «le plus dur et le plus beau de Belgique » selon le slogan de l'organisation … 10 ème édition de l'OHM trail (« OHM » = unité de mesure de résistance à l'effort), départ d'Aywaille, une charmante ville de la province de Liège, apparemment très touristique vu l'affluence qui régnait dans les rues du centre – ville à 9 H du mat' alors que je cherchais désespérément un distri pour retirer des sous . En effet, je n'avais pas prévu assez ; à vrai dire, je ne m'étais même pas renseignée sur le prix de l'inscription. 25 euros, me dit 2ni ! Wah, c'est cher pour 35 km !! 2ni, en s'arrêtant en voiture devant un distri, se fait tancer par une policière belge l'exhortant fermement à se retirer sur-le-champ. Il s'exécute sans autre forme de procès ...

En fait, il y avait une majoration de 5 euros pour les inscriptions sur place, et même pas de tee – shirt pour les retardataires comme moi. Pas grave, l'essentiel était de travailler une dernière fois le dénivelé (1700 m) et le foncier dans un cadre dépaysant. Mission réussie, mais avant toute chose, quelques précisions …

 

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La météo s'annonce très favorable. Il faut prévoir de l'eau ; les températures montent à vitesse grand « V ». Quelques minutes d'échauffement autour du stade suffisent pour dégourdir les jambes emprisonnées dans la voiture le temps du trajet « aller ».

 

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Il est 10H. Ca y est, le start se fait entendre, et voilà que je pars à la conquête des sentes pentues des Ardennes belges.

 

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Le parcours, il faut convenir, est chouette et correctement balisé (malgré une erreur de ma part, trop habituée à faire du « hors piste »). Première difficulté : une longue ascension tout en escaliers.

 

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Les sensations sont bonnes. Je monte allègrement, mais au bout de quelques centaines de mètres je me fais doubler très facilement par celle qui montera sur la première marche du podium. Eh oui, le plat, j'aime pas, je suis une tortue avide de pentes et de descentes où je me métamorphose en cabris. D'ailleurs à propos de côtes, on en appréhende une interminable, celle commune au parcours du 21 sur lequel évolue 2ni, mais pas de 2ni car je me rends compte que les concurrents que je double éprouvent des difficultés. Je ne manque pas de les encourager, fais quelques photos, prends vraiment mon pied dans ces portions particulièrement pentues. Les descentes sont tout aussi excitantes, j'avoue que je prends des risques avec des pointes à 18km/h, mais j'ai l'impression parfois de décoller. De la réalité ? Oui …

 

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Nous traversons de splendides paysages, longeons une rivière de toute beauté (dommage que les Belges aient mis en place des escaliers de sûreté au niveau des rochers…).

 

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Mais à un moment la chaleur sévit, ma poche à eau est légère à force de boire, le dernier ravito se fait désirer et voilà qu'un jeune coureur me supplie presque de lui donner de l'eau. Je m'exécute car à sa place je serai contente. Mais beaucoup de coureurs s'engagent et partent dans une certaine ignorance des principes de base comme de courir avec suffisamment d'eau et de vivres, surtout quand il fait chaud et que les ravitos sont rares. Il me remerciera vivement à l'arrivée. Finalement le dernier ravito n'était pas loin. Ajoutons que je doublerai beaucoup de coureurs sur les dix derniers km. Faut jamais s'emballer au début …

 

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Ensuite, ascension des piliers d'autoroutes : pas rigolo : c'est vertigineux et le pied chasse constamment en raison du sable. En redescendant , je butte sur une pierre mais parviens en serrant les abdos à ne pas me ramasser, ayant l'impression d'avoir sur plusieurs mètres pédalé dans l'air. Par contre, douleur à l'adducteur gauche en contre – partie …

 

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C'est la fin, Aywailles est en vue, mais pour y parvenir il faut traverser l'Emblêve, cette magnifique rivière aux reflets argentés et aux vaguelettes tintantes. Je me retiens de ne pas plonger tout entière dans l'eau : ça fait un bien fou, mais je dois protéger mon appareil photo. En effet, les pierres sont glissantes.

 

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Parvenus sur l'autre rive, on longe la très séduisante Emblêve jusqu'au stade où je retrouve 2ni, apparemment affaibli. Les 21 km et la chaleur ont eu raison de lui, mais la bière comme d'habitude aura un effet ressuscitant …

 

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Je termine deuxième féminine. Je me rends compte qu'il y a eu tromperie, mais une tromperie qui m'arrange : 38 km (et non 35), 1800 m de D+ (et non 1700). Je me sens bien. Ce qui est fantastique en Belgique, c'est qu'à l'issue des courses, les gens restent et boivent des bières à n'en plus finir. Moi je fais juste semblant … Il y a de l'animation : un chanteur interprète des tubes (un peu en boucle …), puis remise des récompenses.

 

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Très sympathique ambiance entre les coureuses. La première (peut – être une Allemande?)me serre la main, les deux troisième, des Belges (arrivées en même temps) me donnent UNE bise. Comme le fait remarquer 2ni, fat pas se rater !!

 

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Je remercie 2ni de m'avoir entraînée dans cette belle aventure belge, mais je conclus que c'est loin d'être le trail le plus dur de Belgique !! Beau oui, mais le trail de la Lesse m'a paru plus beau, plus sauvage, plus technique. Mais bon, je crois qu'en terme d'OHM j'ai fait pas mal … Le lendemain pourtant j'accuserai une grosse fatigue physique et des courbatures terribles aux fessiers ...

Vivement l'ultra vosgien pour mes 40 ans !

 



18/06/2015
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