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TRAIL DES MARCAIRES (25 mai 2014): 52 km de sensations fortes

TRAIL DES MARCAIRES (25 mai 2014) : un vrai trail de petite et moyenne montagne !

 

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25 MAI 2014 : TRAIL DES MARCAIRES (68)   

« C'est au cœur de la vallée de Munster, au milieu des anciens cirques glaciaires qui ont façonné les pentes abruptes de cette partie des Vosges, que le Colmar Marathon Club vous donne rendez-vous le 25 mai pour la 6ème édition du Trail des Marcaires.

Sur le 52 km vous aurez l'occasion de faire le tour complet de la vallée de Metzeral, gravissant le Hohneck par la vallée de la Wormsa, passant les divers lacs d'altitudes, alternant forêts et chaumes sur les crêtes avant de revenir par le Petit-Ballon. »   Zatopek Magazine

 

Après le trail des Roches (en guise d’entraînement), au départ de Saint – Dié, le trail des Marcaires (au départ de Mühlbach sur Munster) en guise de 2ème volet de la trilogie vosgienne (le 3ème volet étant pour l’instant gardé secret …).

    On ne peut pas affirmer que j’étais préparée à 100% pour ce trail au dénivelé non négligeable (2200m) et au parcours technique sur de nombreuses portions, mais les Cabornes (maudites !!), les Roches et le gros bloc de charges effectué début mai devaient me permettre de ne pas être trop ml à l’aise sur ce terrain. Le foncier, je l’ai, mais la technique reste encore à parfaire – y a du travail – mais on se débrouille.

   Bref, samedi après – midi je m’embarque pour le Haut Rhin, non loin de Colmar, arrive 3H plus tard à Hohrod (les GPS ont de la peine à nous y conduire !), lieu – dit jouxtant la ville de Munster. Il fait très beau, la température est idéale pour effectuer une petite reconnaissance des derniers km du parcours bien entendu déjà balisé. Je retire mon dossard,

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gagne des manchons Salomon (hyper mal coupés !!) et un beau tee – shirt Mizuno, et hop je fais l’itinéraire en sens inverse : de la belle montée (donc la fin, comme la plupart des trails de montagne, est en descente), un véritable mur m’attend au bout d’un km, encore de la montée, puis des pâturages, une vue splendide sur la vallée de Munster (où j’ai passé mes premières vacances : « souvenirs, souvenirs »), et là, après un long moment de contemplation et un intermède au téléphone avec maman à qui je confie que je mettrais incontestablement plus de 7H, et même plutôt 7H30 que 7H), je décide de rebrousser chemin. La descente est cassante, mais au fond j’adore cette sensation de décollement dans les descentes, jusqu’à un certain pourcentage, à l’évidence. On verrait le lendemain …

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Le départ est donné à 8H30. J’arrive sur les lieux vers 8H, mais d’abord il faut s’armer de patience, car ça bouchonne sur le chemin menant aux parkings improvisés dans les champs. Un monsieur, une fois les voitures parvenues au champ, est chargé de guider (en courant ! j’espère qu’il ne fait pas de course après !!) chaque voiture vers son emplacement. Oh, quelle galère ! Du coup le départ est différé à 8H45. Quel succès, cette année ! Il faut dire que la dernière édition a été particulièrement frisquette, pour ne pas dire polaire …

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   Après 5 minutes d’échauffement ( c’est largement suffisant), je me place dans le sas, à peu près au milieu, mais pas trop loin de la ligne de départ (aux Cabornes, j’étais partie trop loin derrière, si bien que les 5 premiers km ont consisté à se frayer un passage entre les coureurs plus lents). Top départ (à 8H43 précisément), seul le début de la course nous fait évoluer sur du bitumé, mais après c’est 100% nature.  

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   La première montée est longue (7 km), les chemins sont très empierrés, mais les vues, le décor, l'environnement sont carrément bluffants, somptueux, magnifiques, bref c'est la montagne à l'état pur et à l’état brut. Le soleil ne fait qu’enluminer ce décor majestueux.

 

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Ensuite  on redescend - dans la douleur car j'ai chopé une vilaine ampoule sous la voûte plantaire qui me fait horriblement mal, puis nous attendent une séries de "cornes" sur du terrain vallonné où il faut parfois s'accommoder du vent. Ce qui est fantastique sur ce trail, c'est que les paysages sont constamment changeants (forêts, prairies, crêtes, tourbières ...) et toujours beaux, et le terrain technique, digne d’un vrai trail.

 

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   Re - descente - je sens nettement moins l'ampoule qui s'est sans doute ouverte - dernier ravito – la 8ème féminine m’a rejointe comme à l’avant dernier ravito (en effet, je suis 7ème, mais peu importe) et là il faut remonter sur plusieurs km, le coup de mou est inévitable, mais le moral n'est pas atteint, alors on déploie ses forces physiques et mentales qu'on puise en partie dans la magnificence des vues et panoramas qui s'offrent à nos yeux. Pas une seule fois je ne me retourne. Il faut garder ses forces, aller de l’avant malgré tout, faire de son mieux tout en gérant. Je repense aux Roches où sur les derniers km qui montaient légèrement, je m’efforçais de courir et marcher en alternance. Je dépasse, comme aux Roches, pas mal de coureurs. Certains sont épuisés. Il y a un peu de casse…
  Puis dernière descente, laquelle me paraît interminable, sempiternelle, une descente infernale où je lâche tout (pas de frein moteur, sauf sur les grosses pierres) - puis je reconnais la fin de parcours que j’avais honorée la veille, ouf, dernier tape - cul, puis petite descente vertigineuse (le fameux mur en montant), puis arrivée après 6H49 de course dans des paysages sublimes et intacts.
  Je suis fatiguée, mais je me sens bien ! J'apprends que je suis donc 7ème femme sur 25 (et 120ème sur 258 au scratch général, enfin ça c'est pour les chiffres). Les premières sont des championnes !  Il faut dire que je n'ai rien lâché et n'ai pas eu du tout l'impression d'avoir couru presque 7H. C'était génial, merveilleux, inouï, douloureux aussi par moments, mais tellement grisant et magique !

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  Alors, on remet ça quand ???

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14/06/2014
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