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TRAIL DE LA REID (Belgique, 16 avril 2016) : petite forme, moyen format (46 km), formidable aventure

TRAIL DE LA REID (Belgique, 16 avril 2016) : petite forme, moyen format (46 km), formidable aventure

 

 

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J'étais pré-inscrite depuis plusieurs semaines sur cette épreuve de nos voisins wallons. Le site internet de la course (très bien conçu) mentionnait clairement un trail 100 % nature (« Le trail, c'est notre nature »). De plus, même si la Reid (commune du Theux, province de Liège) nécessite 2H15 de trajet en voiture, les frais d'inscription pour le 46 km s'élèvent à la somme dérisoire de 8,50 euros, ce qui permet d'amortir.

 

Deux semaines auparavant, j'étais forcée à l'abandon sur le trail du Graoully à cause d'une méchante grippe qui m'a clouée au lit et vidée de mes ressources pendant une bonne semaine. Reprise des entraînements mercredi et jeudi veille de course : les sensations sont satisfaisantes, malgré le manque d'oxygène dans les montées. Je ne force pas. Car, l'envie de participer à ce trail belge (en espérant que celui – là ne me cause pas un nouveau bobo ; en effet, j'ai toujours mon plâtre!) - est toujours aussi vive.

 

Nous partons à trois samedi matin direction Liège. Le départ de la course est donné à 10H30, ce qui permet de ne pas « se speeder » et de faire une nuit complète.

A mesure qu'on s'approche de notre destination, le ciel s'obscurcit, devient « bas et lourd » (mais pas notre mental, Baudelaire!), et les températures sont frisquettes.

 

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On arrive sur les lieux (Institut Provincial d'Enseignement Agronomique) : retrait des dossards (dossards indestructibles ! Ca promet!), en – cas avalé, choix de la tenue la plus adéquate (difficile vu la météo qui s'annonce variable), un peu de repos, puis tout doucement les participants au 46 se dirigent vers l'aire de départ où l'organisateur prend la parole pour le briefing d'avant – course, nous présentant un procédé de balisage vraiment ingénieux (et en principe infaillible, même si j'ai gravi quelques dizaines de mètres de trop, et ceux – là étaient « Reid »!!). En effet, avant chaque intersection, deux points blancs à la chaux annoncent un changement de direction, matérialisé effectivement par une grosse flèche, suivie – quelques mètres plus loin – d'un point blanc confirmant la bonne direction. Un seul point blanc avant l'intersection indique qu'il faut continuer tout droit (point suivi d'une flèche suivie d'un point de confirmation). Bref un jeu d'enfants !

 

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Ca caille !

 

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Briefing

 

En Belgique, le balisage c'est TOUT ou RIEN ! Notons qu'un groupe de coureurs allait esquiver tout une grande montée / descente sur un site de carrières … je leur ai montré du doigt le sommet !

Bref, le départ est donné, et immédiatement nous pénétrons dans une forêt qui nous fait ensuite longer un parc animalier (animaux un peu déboussolés, et cherchant à rivaliser avec nous!). Mais les premiers kilomètres éveillent en moi beaucoup d'interrogations et d'inquiétude quant à la nature réelle de ce trail. En effet, le parcours nous emmène à plusieurs reprises sur de longs axes rectilignes, des routes forestières et campagnardes qui s'éternisent, voire même des portions macadamées. Le moral prend un coup !

 

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Non, je n'ai pas perdu ma main gauche !

 

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Même pas peur, celui - là !

 

Mais bon attendons la suite, on n'est même pas arrivé au 1er ravito qui se situe au 10ème km, ravito constitué comme le 2ème exclusivement de petites bouteilles d'eau de Spa, conformément à la nature du trail qui se court en quasi autonomie (même si on pouvait faire apporter du matériel sur les deux points de ravito, ce qui est encore un point positif de l'organisation). Ravito passé, puis la lente litanie des lignes droites se fait à nouveau entendre au rythme de mes pas qui battent la mesure, non sans une certaine lassitude, quand soudainement le décor change : un décor de toute beauté (réserve naturelle) déjà traversé lors de l'OHM trail, un chemin des plus sauvages longeant une rivière aux bords escarpés (attention aux pierres glissantes!) ; des cordes sont prévues à certains endroits critiques, et même un escalier en bois épousant le relief imprévisible des roches. Nous traversons plusieurs fois la rivière, parfois sur des passerelles très étroites ou à gué.

 

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Malheureusement, la pluie tombe de plus en plus fort, et quelques frissons se font ressentir sur ma nuque toute trempée. On sort de ce décor grandiose et dépaysant, pour quelques kilomètres plus loin attaquer un autre morceau tout aussi majestueux : un site de carrières, me semble – t – il, et là ça monte rude. Le soleil refait son apparition et sèche les vêtements.

 

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Puis de nouveau de la pluie … on évolue, tant bien que mal, sur un très large chemin où nos pieds s'enfoncent de plus en plus (combien de fois ai – je manqué d'y laisser une chaussure!) : un gigantesque cloaque, franchement c'est effroyable, mais j'adore, car certaines fois on pense poser le pied sur une partie ferme insidieusement recouverte de végétation, et hop le piège se referme sur la basket. Le chemin se rétrécit ensuite, et laisse place à des flaques d'eau immenses que je n'esquive même plus, vu l'état des baskets…

 

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On sort de cet enfer fangeux, on traverse quelques communes, puis à une intersection un signaleur annonce encore 4 km. C'est la fin, mais la pluie tombe drue. Il faut encore monter, énergiquement si possible, car la fraîcheur est palpable. Dernière longue montée, puis j'aperçois l'Institut Agronomique, et là je réalise mon plus beau sprint jusqu'à l'arche d'arrivée, tellement alléchée par la bonne bière belge dont j'ai déjà l'amertume en bouche. 6H04 de course, et une immense satisfaction éprouvée à l'arrivée, satisfaction d'avoir bravé l'infection (je me venge du Graoully), satisfaction d'avoir découvert de nouveaux secteurs belges, satisfaction d'avoir tenu une cadence très modeste certes, mais constante (malgré des parties monotones à mon goût), satisfaction d'avoir retrouvé la Belgique, pays avec lequel on a ces derniers temps partagé des moments tragiques, pays accueillant et amoureux de la nature, pays où la bière coule à flot !

 

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Un Belge très loquace !

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Cadeau de finisher original, puisque confectionné par les étudiants : des pots de bégonia, ça tombe bien, je refais mes jardinières.

Je félicite sincèrement toute l'équipe organisatrice de ce trail belge, aux soins pour ses coureurs, depuis l'accueil jusqu'à l'arrivée. Merci !



17/04/2016
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