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HARD’AISNE DURBUY TRAIL (55 km) et CORRIDA de GUENANGE (13 km) : WEEK – END CHOC : ON A TENU LE CHOC (et même plus !)

HARD’AISNE DURBUY TRAIL (55 km) et CORRIDA de GUENANGE (13 km) : WEEK – END CHOC : ON A TENU LE CHOC (et même plus !)

 

 

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Duo de courses ce week – end des 23 et 24 mars 2019 en vue de poursuivre et de corser l’entraînement pour les Allobroges début juin ; deux courses de nature et de format complètement différents : samedi, un trail belge de moyenne distance (55 km), mais au dénivelé non négligeable (2500 mètres de D +), et le lendemain une course locale à Guénange, d’une distance courte (2 boucles identiques de 6,5 km) sur parcours mixte (route et chemin forestier), mais pas forcément plus facile à réaliser que l’épreuve phare du week – end … affaire à suivre.

 

 

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     Le départ de l’Hard’Aisne trail étant donné à 9 heures, la nuit n’a pas été beaucoup écourtée.  Il faut compter 1H45 pour se rendre à Bomal sur Ourthe en Belgique, village situé au confluent de l’Ourthe et de l’Aisne, en région wallonne, province de Luxembourg. La météo s’annonce clémente et ensoleillée pour toute la journée, du moins dans le quart nord - est de la France … Arrivés à hauteur de Bastogne, Olivier le poète et moi – même à bord de ma voiture nous engouffrons sur plusieurs dizaines de kilomètres dans un gigantesque nuage de brouillard à couper au couteau. Bienvenue en terre belge ! Nous arrivons enfin à destination, avec l’impression de retrouver la vue … à peu près car la petite ville de Bomal sur Ourthe nous accueille sous une pluie fine et rafraîchissante. Un bénévole m’indique un emplacement de parking des plus loufoques et fantaisistes, à la belge quoi ! Je préfère sortir de ce nœud pour garer la voiture sur une place plus appropriée, et qui plus est, à 50 mètres du départ.

 

 

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   Nous retirons les dossards … mêmes numéros mais dans le désordre ! nous nous échauffons symboliquement, histoire de … avant de prendre place sur la zone de départ.

 

 

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Du monde il y a ! La pluie se fait de plus en plus discrète jusqu’à se faire oublier pour laisser ensuite la place aux éclaircies et à un soleil balbutiant qu’on devine mais qu’on n’aura pas l’honneur de voir se lever pour de bon et briller. Le temps est malgré tout suffisamment clair pour laisser nos regards demandeurs se poser sur des décors naturels de toute beauté, dévoilant sous le voile matinal une Belgique verte, sauvage, contrastée, romantique, qu’on n’imagine pas tant qu’on n’a pas posé le pied au cœur de cet écrin ardennais, ou plutôt « hard’aisn(e)ois », car « hard » est ce trail qui ne dément pas par la consonance de son nom le niveau de difficulté qui en fait sa singularité et son charme âpre et ensauvagé.

 

 

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    Les premiers kilomètres sont relativement roulants ; je décide de partir prudemment, en mode « économie d’énergie », mais libère les chevaux dès les premières descentes, parfois étonnamment longues au vu de tout ce qu’on peut parfois grimper. Les fameux murs belges sont les étapes obligées et incontournables de ce trail, tout comme les traversées de rivières à gué. Pas moins de 10 traversées ! quand ce ne sont pas des chemins entiers recouverts d’eau et transformés en ruisseaux …

 

 

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Toboggan géant !

 

 

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   Le balisage est parfait, et les ravitos nombreux pour un 55 km. Une variété inouïe de paysages défile sous nos yeux au gré de nos foulées plus ou moins alertes. Nous partageons le dernier quart du tracé avec des coureurs inscrits sur le 30 km (départ à 12H) et le 16 km (départ à 14H). Eux non plus ne sont pas épargnés par les difficultés et les imprévus (grimpettes à la corde, chemins techniques), mais n’auront pas eu comme nous les toboggans géants ou les ascensions interminables pour la Belgique évidemment.

 

 

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(avant - dernier mur: côte Pelé)

 

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Nous nous dirigeons en fin de parcours sur une arche indiquant le dernier kilomètre à parcourir : fausse joie et dernier épreuve probatoire pour nos jambes déjà éprouvées : il faut encore grimper dans le dur !

 

 

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Derniers mètres le long de l’Ourthe sur un chemin pierreux de toute beauté, regain d’énergie sur la fin car c’est la fin ! et nous voilà déjà autour du stade terminant sereinement cette splendide course qui nous aura tout autant enthousiasmés qu’elle nous a coupé le souffle ou fait suer durant 8H04. La pression se relâche, je préfère dans un premier temps continuer à marcher un peu avant de m’abreuver généreusement au milieu de cette foule de finishers égayée et / ou fatiguée, savourant l’après – course à la Belge, un verre de bière (Tharée, bière locale) à la main.

 

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GUENANGE:

 

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Merci Belouche pour la photo !

 

 

 Lendemain matin : je me lève sans peine, m’étonnant de ne pas avoir de courbatures, si ce n’est au niveau des trapèzes en raison du sac à dos. Je me pince encore les jambes au moment de partir de la maison. Non, tout va bien. Je me rends alors à Guénange où le soleil brille de tout son éclat, fermement résolue à prolonger le plaisir de courir sur une mini – distance. Dossard retiré et attaché (après avoir salué profusion de coureurs locaux et d’amis), dos délesté et pieds chaussés de baskets ultra légères, je cours un peu en guise d’échauffement, mais sens une certaine raideur musculaire aux ischios.

 

 

 

 

 

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   Premier kilomètre passé, la « machine » est dérouillée, les muscles chauds, toute raideur musculaire anéantie, je peux m’élancer sur une allure confortable, m’inquiétant de ne pas avoir vu Nicolas dans le sas de départ. Olivier fait course – arrière, le trouve, s’enquiert de sa forme ; il se retrouve de nouveau à ma hauteur (ce garçon sprinte « facile » à plus de 20 km / heure !) et m’apprend que Nicolas peut faire sa course seul. Le duo se transforme vite en trio de Happy coureurs. La vitesse pour un lendemain de 55 km au dénivelé important me paraît plus que soutenue ! Je souffle, j’halète mais tant que les muscles disent « oui », je trace ! Première boucle effectuée en 34’48’’.

 

 

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Mes deux lièvres.

 

 

 

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La deuxième boucle s’avère plus difficile notamment sur les 30 derniers hectomètres où la partie de plaisir devient une lutte entre mon esprit et mon corps qui me crie de le laisser en paix ; une rude bataille s’engage, j’en ai clairement « marre », mais mes deux alliés que j’ai toujours en ligne de mire joueront un rôle capital dans ce combat impitoyable qui s’achève enfin … 2ème boucle effectuée en 34’19’’, donc course réalisée en « positive split » !  Merci à Olivier et à Romuald du RAC.

 

 

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Bravo les P'tits Potos !

 

 

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Retrouvailles surprise avec le coureur qui en 2012 m'a permis de réaliser le 13 km en 1H et quelques secondes !

 

 

 

   Les jambes à l’arrêt sont comme soudainement alourdies par cette somme de kilomètres, de douleur et de plaisir accumulés, surtout de plaisir, celui de courir avec ou parmi des amis formidables, d’évoluer avec toutes les peines et les joies du monde dans des décors infiniment sensationnels ou dépaysants, ou sur des formats modestes mais tellement riches sur le plan humain. L’avant – course, la course et l’après – course sont trois moments différemment mais également intenses : tension, appréhension, doutes, mais joie toujours renouvelée de découvrir une ambiance, une région nouvelle ou de retrouver des « têtes » chères ; la course proprement dite, une gestion de tous les instants, un bonheur inouï de se sentir courir, vibrer, exulter, de s’écouter ahaner ou s’esclaffer, parfois jurer, bref de se sentir profondément et intensément exister ! Enfin, troisième phase, l’après – course, moment de tous les réconforts, victoire personnelle quelque soit le chrono, l’état de fatigue, les difficultés rencontrées, les efforts fournis.

 

 

La corrida de Guénange…

 

Le soleil nous couvant de ses rayons orange,

Nous sommes arrivés sur un nuage à Guénange.

Accueillis par des sourires illuminant les cœurs,

Nous savions que "coureur" rimerait avec "bonheur".

 

Des visages qu'on retrouve à ceux qu'on découvre,

C'est une parenthèse hors du temps qui s'ouvre.

L'Humain y régnera sans discussion

Au cœur d'une commune passion.

 

Coup de feu libérateur, le départ est donné.

Rapidement nous entendrons les oiseaux fredonner

Un hymne à notre défilé de foulées,

Oiseaux-jambes libres à en roucouler.

 

Des rues aux artères des forêts

Auxquelles le soleil offre un halo doré,

 La première boucle se termine si vite

Que nos cuisses croiraient qu'elles lévitent.

 

Déjà s'amorce le second passage,

Verdict : avez-vous été assez sage ?

Kilomètres devenant interminables?

 Les jambes puniront les coupables...

 

Mais la fin se rapproche : pluie de "bravo!"

Courez, nos jambes, débranchons nos cerveaux!

Sous un tonnerre d'encouragements,

Nous arrivons... Total accomplissement.

 

Olivier CABRERA

 

 

 

 

 

SE RETROUVER

Quoi de plus amical
Que les courses locales ?
Entre amis on se cale
Une course, on décale
L'apéro qu'on recale
A une énième escale !

 

Car il fait bon courir,
Courir, sourire et rire,
Et encore accourir,
Et toujours recourir
Afin de conquérir
Des sommets de plai-rir.

 

Ce dimanche à Guénange,
Dans ma tête un mélange
De sensations étranges,
Mes jambes étaient aux anges,
Les pensées qui s'effrangent,
Plus rien ne me dérange.

 

La magie du running,
C'est la rencontre unique,
La fusion harmonique
D'esprits épris d'épiques
Amitiés philanthropiques
Autant que fantastiques.

 

Je dédie ce poème
A ces coureurs que j'aime ...

 

Jeanne



08/04/2019
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