TRANS’ECRINS 19 juin 21 : 57 km et 3500 m de D+ : enchantée par cet écrin de pure beauté
Pour le 4ème dossard de cette année encore particulière sur le plan de l’organisation des courses et trails, la surprise a été de taille pour moi qui n’avais jamais mis les pieds dans ce majestueux massif des Hautes Alpes.
Nous arrivons la veille dans un charmant hameau à quelques encâblures de Vallouise ; l’hébergement est de qualité, grande maison rénovée, cernée de toutes parts par la nature et une vue splendide sur la montagne.
Le départ est donné samedi matin à 8H à l’Argentière – la - Bessée. Une navette nous y emmène depuis le village de Vallouise. Arrivés à destination, il reste un peu plus d’une heure à attendre … La place se remplit peu à peu …
Le briefing a enfin lieu, le départ est imminent, la météo devrait être clémente. Après quelques dizaines de mètres de macadam, nous attaquons la première montée : col de l’Argentière. Les sensations sont plutôt bonnes. J’apprécie les paysages, les forêts, je prends plaisir à courir. Or, il faudra gérer au mieux la course : pas de ravitos solides, seulement des ravitos liquides.
La descente sur Vallouise est un pur bonheur pour les jambes ; petite pause photos (et non pipi !) devant la cascade de la Pissette, une géante presque assourdissante mais tellement rafraîchissante par son effet brumisateur.
Encore 2 – 3 km, et la place du village de Vallouise nous indique qu’on a fait presque la moitié du parcours. Nous nous abreuvons suffisamment avant d’entreprendre la boucle. Le soleil commence à chauffer. Et nous voilà partis pour la plus grosse difficulté de la course : une ascension de 9 km avec 1300 mètres de dénivelé positif. Lionel me conseille de sortir les bâtons. En effet, ça soulage … mais quelques centaines de mètres après, au plus fort de la pente et de la chaleur, je me sens faible, vraiment au ralenti. C’est alors qu’un coureur qui m’entend dire que je ne me sens pas bien, que je suis vidée de mes forces, me tend un paquet de gommes sucrées à laisser fondre dans la bouche. Je me sens déjà mieux. Le mélodieux son de l’accordéon se fait entendre et nous donne l’impulsion.
Le décor des Alpages est grandiose, les névés rendent le paysage encore plus éclatant, les petites cascades, les rus, les filets d’eau traversant la rocaille apportent à chaque fois un rafraîchissement certes éphémère mais précieux et un ravissement pour les yeux.
Descente sur le lac, puis remontée par le col de la Pisse, dernière grosse difficultés. Depuis un bon moment, je rattrape dans les descentes une coureuse, laquelle me rattrape dans les montées. Je la vois s’approchant de plus en plus de moi dans cette terrible montée. Je l’admire car les montées, ce n’est pas mon fort.
Dernier ravito le long d’une route (l’avant – dernier étant tout simplement une fontaine ! tout comme au sommet de Vallouise où d’ailleurs il ne restait pas énormément de temps pour être dans la barrière horaire), ça parle « bière » du côté de la coureuse. Je vide mes baskets, et nous reprenons tranquillement la course… jusqu’à ce qu’à quelques petits km de l’arrivée alors que nous évoluons au dessus de la rivière sur un merveilleux sentier tout empierré, Lionel me donne non verbalement des sortes d’injonctions à augmenter l’allure. Je finis par comprendre … bah pourquoi pas, mais ça fait mal ! Dernière petite descente en direction de l’arche d’arrivée.
Virginie arrive peu de temps après. On échange, je la félicite, et on déguste la bière fraîche tant méritée.
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