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Labbé/ Lubey : boue / neige : un beau doublé ! (Trail de la Croix – Labbé à Hussigny – Godbrange : 25 km / Embuscade de Lubey : 13 km)

Labbé/ Lubey : boue / neige : un beau doublé ! (Trail de la Croix – Labbé à Hussigny – Godbrange : 25 km / Embuscade de Lubey :

 

13 km)

 

 

 

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Labbé la boueuse, c’était en nocturne samedi 30 novembre 2017, et plus il y a de la boue, plus la fête bat son plein. Ce soir – là, nous avons été servis au – delà de nos espérances (ou de nos désespérances ...) : un véritable chantier ! De la boue à profusion, bien lisse, bien glissante, parfois visqueuse, de quoi y laisser ses baskets. C’est d’ailleurs ce qui est arrivé à un coureur sur la deuxième montée (celle où à mi – montée une dame proposait aux coureurs des verres de rhum pour redonner du peps à qui avait déjà l’inconscience de s’embarquer dans pareille aventure (ceci signifie qu’on était tous fous), et qui plus est à qui est amateur non avisé d’expériences inédites et risquées !

A noter aussi que passée en voiture la frontière Moselle / Meurthe – et - Moselle pour se rendre à la course, c’est une tempête de neige qui s’abat sur l’autoroute : le ton est donné, c’est clair, ce sera humide et froid.

 

 

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Retour au départ où pas moyen de trouver Nicolas, seulement entrevu lors du retrait des dossards avec Christina et Corinne, avant de se fondre invisible dans la masse de coureurs en attente du départ. Un départ absolument sensationnel pour une « petite » course de 25 km qui a tout d’une grande, un départ, donc, qui fait parvenir à nos oreilles un dialogue dans Matrix, histoire de nous mettre en condition, puis la musique de Shana, « Il est interdit » après que le speaker nous a effectivement demandé de « respecter les règles principales de sécurité ».

 

 

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Placée presque tout derrière, je pars finalement sur un bon rythme, aborde la première côte macadamée, continue de sillonner les rues d’Hussigny quand j’aperçois enfin Nicolas avec qui je ferai équipe sur quelques centaines de mètres. Nicolas est un peu fatigué : il encore dans les jambes le trail des Brosses ; je lui dis « A tout à l’heure » et voilà que je m’enfonce dans la forêt obscure et fangeuse, à l’aise dans mes baskets et me promettant de ne pas tomber une seule fois (pari réussi). Le parcours est loin d’être facile, ça glisse constamment, les jambes sont mises à rude épreuve, et en dévers pas facile de trouver ses appuis.

 

 

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Mais l’ambiance, elle, est fantastique. Nous abordons la terrible première côte à la corde, certains ne déclinent pas l’offre quand on leur tend à mi – chemin un petit verre de Schnaps (l’effet doit être foudroyant !) : c’est une des traditions de la course. J’entends même un coureur affirmer qu’il ne vient que pour ça ! Deuxième côte à la corde, franchement ça passe mieux (je ne parle pas du Schnaps, évidemment !).

 

 

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Quelques km plus loin, c’est une descente à la corde que nous honorons, et là pas le choix que de descendre en marche arrière (ça me rappelle certains murs belges ...d’ailleurs la Belgique est à deux pas !). Arrivée au 20ème km j’avoue que la fatigue saisit lourdement mes jambes, je remercie tout particulièrement le dossard numéro ...

 

 

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de m’avoir donné un coup de main au sens propre sur la dernière petite côte … puis l’enfer commence, oui pour moi l’enfer, c’est du plat, du roulant à perte de vue, de la route puis de la descente sur chemin gravillonné, j’en bave, c’est très dur surtout deux jours après une grosse séance de fractionné sur stade : je ne peux plus propulser mes pieds en avant, mes ischios sont raides comme du noisetier, et douloureux si je force, alors je fais ce que je peux. Nous longeons un étang au rythme de la musique, des spots, des rais immenses et violets qui cisèlent et strient l’étang et ses abords sans jamais nous couper l’élan et encore moins les guibolles (ça redonne du punch), on se croirait dans une discothèque en plein air ! Je devine enfin la fin, mais non, faut encore traverser un champ complètement labouré par tous ceux qui m’ont précédée : c’est horrible ! Mes pieds, non, que dis – je, mes mollets s’enfoncent inexorablement dans la glaise, et s’y retirent laborieusement.

 

 

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Allez, plus que 200 mètres, c’est plat, puis ça descend et hop ligne d’arrivée franchie à l’intérieur même du gymnase : je meurs de soif et mes jambes sont flageolantes, je me restaure aussitôt puis fonce à la voiture qui n’est pas proche me changer, puis repars au gymnase trouver Nicolas venu valeureusement à BOUE de ce trail nocturne qui nous aura fait suer et parfois, si ce n’est très souvent, jurer …Je finis 10ème femme sur 26. Plutôt contente. Une course et une organisation exceptionnelles !

 

 

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Le dossard 660 côté face !

 

 

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Deux semaines plus tard …

 

Autre décor, autre température …

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L’Embuscade de Lubey, - encore une course du 54 (environs de Briey) - c’est un must, une course à noter obligatoirement dans le calendrier, une épreuve hivernale qui rassemble toujours pléthore de coureurs, une course symbolique et sympathique que je me jurais de faire cette année. Louis, l’organisateur, de me prévenir quelques jours avant la course et derechef quelques minutes avant le signal du start : « Tu vas te régaler ». Dans quel sens ? Ne laissais – je pas de m’interroger …

 

Nous y sommes, dimanche 3 décembre, la neige est tombée (la veille, samedi, j’ai pu déjà profiter de la neige en courant dans « ma » carrière), ça caille grave, plus je m’éloigne du 57, plus l’épaisseur de neige sur les bas côtés de la route est importante. J’arrive à Lubey : il fait – 5. Il faut pourtant s’extraire de la température ambiante de l’automobile et se résoudre à enfiler la tenue de course. Surprise : Nicolas est arrivé avant moi, tout comme 2ni et son beau – frère. Je cours retirer à la petite salle municipale dossard et tee – shirt, accueillie chaleureusement par Odile et Célina. Je ressors, repars à la voiture ranger mes affaires, puis vient le temps de l’échauffement, mais pas moyen de me réchauffer : je sautille, effectue des séries de talons – fesses, levers de genoux, etc … mes doigts sont gourds ainsi que mes gros orteils. Il faudra pourtant que je manie l’appareil photos.

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Sourire forcé:

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Méritants tous ces jeunes qui ont pris le départ des courses enfants !

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Retour à la course des As. Comme d’hab’ je me place plutôt vers l’arrière, à mes côtés Nicolas que je devine très en forme.

 

10h : « PAN ! » ça démarre vite aux avant - postes. Nicolas et moi -même abordons la course avec calme, no stress, point de précipitation, l’important est de trouver une allure médiane qui nous permettra tout à la fois de bavarder, prendre des photos et maintenir un effort sportif digne de ce nom. Le parcours nous fait pendant quelques km emprunter la route, ce qui permet de bénéficier d’un champ de vision élargi sur la campagne blanche et paisible. Les vues sont splendides.

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On s’engage ensuite sur des chemins difficilement praticables en raison du gel, de la neige, et de la boue plus ou moins molle, plus ou moins durcie à certains endroits.

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La forêt nous fait ensuite suivre un joli itinéraire qui régale nos pieds tapant en cadence dans la neige. Un vrai bonheur ! Nicolas est aussi enchanté que moi. Plein de souvenirs d’enfance ou liés à Noël explosent dans sa tête. Mais Lubey se fait déjà apercevoir au loin ; 13 km dans ces conditions – là, c’est trop bref !

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Mai bon, l’après – course est un moment tout aussi réjouissant. Dernière petite montée dans le village, virage à gauche, et ça y est, on franchit ensemble la ligne d’arrivée après 1H10 d’efforts relatifs … Je remercie Nicolas d’avoir fait équipe avec moi et pris des photos car je sais qu’il en avait pas mal sous le pied.

 

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Je comprends alors toute la teneur et la magie du propos de Louis ; en effet, le régal était garanti : le charme de la course nature mixte (route et chemin) allié à celui, poétique, de la neige, véritable reine de l’épreuve en ce dimanche glacial de décembre. Tous mes remerciements à la famille Landru et aux bénévoles.

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Un délicieux chocolat chaud nous attend au ravito d’arrivée, entre autres boissons et victuailles revigorantes. Tout le monde est satisfait de sa course, je n’entends que des louanges. La fête continue avec remise des récompenses (aux 10 premiers et 10 premières ainsi qu’aux catégories) et tirage au sort. Pas facile d’attendre avec ce froid vif …

 

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Labbé /Lubey, boue / neige, ex – aequo, match nul, doublé gagnant, 100 % plaisir, d’abord celui de courir quelques soient les conditions climatiques, puis celui de participer à deux courses dont l’organisation, le choix du parcours et surtout l’esprit sont remarquables et uniques.

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26/12/2017
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