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FOULEE DU MUGUET (1er mai)

 

FOULEE DU MUGUET  -  Mont – Bonvillers (54)  - départ à 10H

 

                               



A 7H30 c’était décidé : j’allais faire les 12 km nature de Mont – Bonvillers, course que j’avais eu le plaisir de découvrir il y a deux ans. Il faisait beau ce jour – là … avant cette nouvelle ère où l’hiver perdure et où le soleil devient de plus en plus radin …

   A 8H35 je partais direction le Pays haut – un autre pays où il fait plus froid et plus venteux, mais où les âmes sont si chaleureuses, les courses toujours organisées dans un parfait esprit de convivialité, de bonne humeur et de bon humour. 8 degrés indiqués à Mont – Bonvillers, à 9H05, heure d’arrivée.

     Je franchis à peine l’entrée de la salle des fêtes que j’entends : « Tiens, tu n’es pas avec 2ni ? ». Je suis même toute seule. Pas de Guy non plus … « Oui, c’est vrai, mais 2ni est à Rosselange ». Ah, le traître ! Ah la traîtresse qui n’est même pas venue à la Messine (mais il y a La Thionvilloise le 2 juin !). Ah, si on pouvait avoir le don d’ubiquité, mais tout est question de choix dans la vie. Enfin, c’est toujours marrant car finalement on constitue une sorte de grande famille, et certains sont toujours plus ou moins attendus que d’autres.

   En tout cas, l’accueil est soigné et exemplaire : frais d’inscription dérisoires, bonnet de course offert, boisson et sandwich à l’arrivée, et le sourire sur tous les visages. Et et, je remarque sur la grande table plein de chouettes paniers gourmands et comprends que ce sont les trophées. Mais bon pour l’instant on ne peut que les admirer, les convoiter, et il faudra faire ses preuves pour espérer en gagner un. De toute façon, je suis à Mont – Bonvillers pour faire la séance que je n’ai pu réaliser hier soir (car un « tête – en – l’air » en voiture a durement amoché ma petite auto hier en fin d’après – midi), donc on y va mollo.

    Départ à 9H57 (je ne m’y attendais pas, je discutais encore ; j’ai littéralement sursauté) : ça monte déjà ; on quitte le village, on évolue rapidement sur des chemins humides et un peu boueux (c’est un euphémisme …) ; je souhaite bonne course à Célina (engagée sur le 6,5km, et qui le gagnera !) et suis de près deux concurrentes, dont Mathilde qui avait brillamment gagné à Saulnes le 7 avril) ; je les aurai toujours devant moi, jamais très loin. Bref, l’objectif est de ne pas les perdre de vue, mais elles courent vite ; je m’accroche.

    On arrive peu avant la bifurcation entre le 6 et le 12km ; un signaleur lance en me regardant « 3ème femme ». Qui l’eût cru ? car il se pouvait que d’autres filles se trouvassent en tête. Immédiatement l’image des paniers gourmands surgit et m’exhorte de presser le pas, car depuis quelques temps j’entendais régulièrement dans mon dos une voix féminine. Mais il faut d’abord passer l’épreuve du « crottage » comme indiqué sur le sol, à l’entrée d’un nouveau chemin ; en effet sur au moins 1km on patauge, on glisse, on perd l’équilibre, on décélère sensiblement sous l’effet du poids croissant des baskets qui semblent charrier des kg de boue. C’est épouvantable ! quand est – ce que ça va finir ?? On se croirait à Koh – lanta (ou Colle en tas). En plus je n’ai pas pu prendre les trails car elles séchaient encore (utilisées dimanche lors du trail des Roches). Pas facile avec des baskets de marathon. Aussi méconnaissables que ma voiture !

   OUF (comme mentionné sur le sol) c’est fini ; mais pas les côtes !!!!! RESPIRES (avec une jolie faute d’orthographe …) aperçoit – on au sommet d’une côte; on a l’impression de ne faire que monter. Je me rapproche de la deuxième à l’entrée du village, mais ça devient très dur à la fin parce que ça monte bien. On a droit à tous les encouragements possibles. Génial, je sais déjà que je vais me régaler et récupérer les quelques grammes que j’aurais perdus ce matin …

   1H01 et 59 secondes (on a toutes les 3 mis à peu près ce temps). On se félicite mutuellement. On a droit à un joli brin de muguet. On fait tous le même constat : c’était vraiment difficile. Vite, je me change car il fait encore frisquet ; je me mets au chaud dans la salle, me restaure un peu et ai droit à la traditionnelle photo de groupe du podium. Vite, le panier pèse ! c’est connu, les coureurs ne sont pas musclés du haut ! On se dit au revoir, et je repars contente d’avoir réalisé mon entraînement dans ce charmant pays qu’est le pays briotin.

 

 

 

D'autres photos suivront ...

Une scène me restera (comme ce renard volant presque au dessus du manteau neigeux dans les Vosges): un troupeau de vaches, en me voyant arriver, s'est précipité à ma rencontre (quel raffût !): toutes les vaches se sont alignées face à la route telle une parade. Je n'ai pu m'empêcher de ralentir pour toutes les regarder et leur accorder ce petit peu d'attention ...

 

   



01/05/2013
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