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ING NIGHT MARATHON LUXEMBOURG 8 JUIN 2013

ING NIGHT MARATHON 2013 : la revanche …

 


 

Déçue de ma contre – performance lors du dernier marathon accompli à Metz en octobre 2012, avec circonstances atténuantes (on appelle cela la stratégie de la jambe de bois…) comme la pluie, les longues lignes droites monotones, les portions sans spectateurs, je me devais de me rassurer et de me réconcilier avec la distance. Une fois les 42,195 km de Metz bouclés, je m’inscris presque sur- le – champ au marathon de Luxembourg, édition 2013. Pourquoi Luxembourgville ? d’abord la proximité géographique (une demi – heure de route), mais aussi la réputation de marathon difficile, étant donné que le 2ème tiers du marathon se fait en montée. Ainsi, je n’avais aucun objectif, aucun chrono à atteindre, aucune prévision de quoi que ce soit à faire. Que de la surprise, de la nouveauté (et j’espère du « fun ») en perspective.

    Entre – temps, je participe à quelques courses exigentes comme le mémorable trail blanc des Vosges (fin février 2013, à Cornimont) qui nous aura fait lutter pendant 5H48 contre la neige sous toutes ses formes (environ 200 abandons) et le trail urbain de Lyon (le nec plus ultra du trail urbain). Dernièrement, le trail de Gandrange a servi de sortie longue (et glissante …). Depuis Gandrange, pas d’entraînements réguliers, encore moins intensifs (si ce n’est un lundi à Pierrevillers où j’en ai bavé …)  Beaucoup de travail à l’école, a fortiori moins de temps à consacrer à la course. Je me dis que ce marathon de Luxembourg se substituera à une dernière sortie longue avant le tant appréhendé (mais aussi tant désiré)  trail de Piau dans les Pyrénées le 14 juillet (30 km, 2600m de dénivelé positif, évolution jusqu’à 2720m d’altitude).

    « J » moins 7 … avant – dernière sortie de 1H sur terrain vallonné. Mercredi soir, dernière séance extra light à Metz. Une semaine pas très facile à gérer. Quant au régime « spécial marathon », ça ne passe pas : appétit de chat gourmet : je me force ; pas évident avec la chaleur. Par contre, je bois beaucoup.

    Samedi 8 avril : une journée particulièrement chaude s’annonce. Je choisis une tenue extra légère. Hugues, un coureur de l’Ecole du Marathon, passe me chercher en début d’après – midi. Nous arrivons tôt à Luxexpo ; il le fallait puisque le retrait des dossards n’était plus possible après 16H. Nous rencontrons d’autres coureurs du club, mais tous s’apprêtent à faire le semi – marathon. Je reçois même un message d’encouragement de notre coach, lequel n’est pas très tendre avec moi … Vers 17H, un gros orage éclate : je lui accorde toute ma bénédiction, car la touffeur commençait à nous peser sérieusement. On respire enfin ! Mais le soleil refait son apparition … heureusement sur le départ un petit vent soufflera et amènera même un peu de pluie sur les 1ers km.

    Nous apercevons le célèbre marathonien centenaire (le seul centenaire au monde à avoir réalisé un marathon), le Sikh Fauja Singh dont le secret de longévité est peut – être  le régime végétarien… A méditer.

    Ca y est, le parking du Luxexpo est envahi par une marée humaine prête à s’élancer dans une atmosphère festive que je ne soupçonnais pas chez le Luxembourgeois ! L’organisation et l’ambiance valent largement Paris ! Deux montgolfières prennent leur envol à 19H précises, lançant le coup d’envoi de la 8ème édition, avec lâcher de ballons. Il nous faut attendre presque 5 minutes pour prendre le départ. Je me trouve dans le sas des moins de 4H. Tout d’un coup, une hypothèse surgit tel un éclair dans ma tête : si je réussissais à faire moins de 4H ? J’y songe, sans trop de conviction, mais je la garde toute de même dans un coin de ma tête, cette idée.

      Les 1ers kilomètres ne sont pas rapides, ce qui n’est pas plus mal. Ce qui est pénible, c’est qu’à chaque instant je dois me frayer un chemin entre les rideaux de coureurs qui disputent le semi et ont une vitesse inférieure à la mienne. Enfin, au 15ème km, les coureurs du semi et ceux du marathon se séparent. Je lance aux deux coureurs qui me suivent : « le marathon commence maintenant ; jusqu’à présent, c’était de la rigolade ». Je les devine perplexes … J’apprends que l’un d’eux en est à son premier marathon ; il vise 4H. Il est bien parti, à mon sens ; je comprends dès lors pourquoi depuis le début il me suit de plus ou moins près. Bonne tactique ; l’allure est régulière, l’effort dosé. Chacun y trouve son compte.

    En revanche, il ne faut pas se laisser se surprendre par la vitesse de certains : ils disputent le marathon en équipes. Jusqu’au trentième km, la cadence est bonne et aisée, même si déjà au 25ème j’accuse une petite baisse. Au trentième, descente vertigineuse du Grund. A partir du trentième, il faut donc remonter tout… par étapes évidemment. Les difficultés commencent alors. Etrangement, je ne ressens pas au 35ème le fameux « mur » (comme ce fut le cas les éditions précédentes). Au contraire, plus ça monte, mieux je me sens, bien que ma vitesse moyenne s’abaisse encore, mais c’est normal vu le dénivelé. 4 km environ avant l’arrivée, Maurice, le Luxembourgeois en passe de clôturer son premier marathon, se détache de la locomotive, et moi je m’envole littéralement, augmente tout doucement la vitesse, les coureurs sont encore acclamés par le public luxembourgeois (on m’avait pourtant affirmé qu’il n’y avait plus personne sur les derniers km : archi faux !). Je double beaucoup de monde, ne sens plus mes jambes, au 40 ème environ je regarde pour la première fois mon chrono, lequel affiche 3H43. « Pas possible ! », me dis – je. J’accélère encore, aperçois le Luxexpo, oblique à droite, traverse le parking : des hordes assourdissantes de spectateurs de part et d’autre. Je rentre dans le Luxexpo, sous les feux de la rampe ; le finish est génial ! C’est dur de s’arrêter soudainement. Les jambes se réveillent aussitôt ! J’attends Hugues qui le termine en 4H42 et signe sa deuxième victoire sur la distance mythique. Entre – temps, je croisais Maurice que je félicite (4H10). Le temps de se ravitailler, de prendre sa douche, il est presque une heure du matin quand on reprend la voiture.

    Finalement, la petite idée qui trottinait dans ma tête a fait son chemin et m’a conduite sur la ligne d’arrivée au bout de 3H55 d’effort (et de plaisir). En effet, il faut compter une dizaine de minutes supplémentaires par rapport à son chrono habituel sur marathon. Le vainqueur l’aura honoré en 2H17 (un Kenyan). Je suis 31ème femme sur 150, mais peu importe. 10000 coureurs au départ, mais peu de marathons en individuel. Marathon très populaire, très festif, beau tracé, c’est varié, on ne peut pas s’ennuyer ; bref, aucun regret et surtout une belle revanche pour moi … A l’année prochaine pour un 5ème marathon.

 


 

Départ: le soleil est de feu.

 


 

 Le calme avant la tempête.

 


 


 

Extraordinaire ! ce coureur s'est déplacé exclusivement sur des échasses ! Beau chrono !

 

 

Dur, dur, Hugues ! Bravo !



09/06/2013
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